La découverte du Biomimétisme

Biomimétisme
La nature a tellement à nous apprendre...

Le biomimétisme, une première étape

Je n’en avais pas conscience lorsque j’ai été amené à faire de nombreux reportages sur le biomimétisme, mais ce sujet s’est imposé dans ma vie avant même avant même que j’aie conscience de sa cohérence avec ce que je suis devenu quelques années plus tard. Observer la nature pour s’en inspirer et ainsi innover de manière durable, c’est entrer en communion avec le monde, ne faire qu’un avec lui. Il s’agissait pour moi d’une première étape, car réaliser les miracles des plantes et des animaux, ou même de l’homme, bien qu’il s’agisse de quelque chose de vital pour la compréhension du monde, n’inclut pas notre être profond. Car rester l’observateur, analyser d’une manière tout à fait scientifique le monde qui nous entoure ne nous permet pas de réellement nous connecter au monde.

Ce que doit nous enseigner le Biomimétisme

Je pense même qu’il y a le risque que l’on prenne la Terre pour un champ d’expérimentations. Ce que l’on devrait apprendre de cette science c’est surtout que des lois universelles d’une formidable complexité régissent la vie. Tout est orchestré par une sorte de musique cosmique. Rien que l’on puisse comprendre avec le cerveau, mais a quoi nous avons la possibilité de nous connecter avec l’amour. Le problème avec le biomimétisme c’est qu’on se détourne de l’essence de l’être. Tout ce qu’on analyse n’est qu’une représentation de la vie, pas la vie. Ce qui compte vraiment c’est l’intention de ces espèces que l’on analyse, car c’est elle qui leur a permis de s’inventer, pour s’adapter à leur environnement.

La vie est comme un virus qui mute sans cesse. On ne peut pas la stopper. Vouloir comprendre la technique c’est omettre une donne importante : l’origine de l’apparition de cette technique extraordinaire. Aristote établit une distinction entre les êtres naturels, qui ont ce principe en eux-mêmes, et les êtres artificiels, créés par l'homme et qui ne sont soumis à un mouvement naturel que par la matière qui les compose, de sorte que pour lui : « l'art imite la nature ». Dans la pensée d'Aristote, la nature est dotée d'un principe d'économie, ce qu'il traduit par son célèbre précepte : « la nature ne fait rien en vain ni rien de superflu ».


L'un des nombreux films que j'ai réalisé en 2013 pour le www.ceebios.com

Sylvain Giannetto

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